Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /Juil /2009 17:03

LAURENT VAUT DE L'OR

ALTUN GAGNE LE BRONZE


        La mythique salle parisienne Pierre de Coubertin a encore été le théâtre de magnifiques batailles sportives, particulièrement cette saison, avec les finales Elite masculines et féminines, Juniors et Jeunes. La salle a encore vrombi, du bruit assourdissant de spectateurs électriques, venus en nombre encourager leur poulain ou simplement apprécier la Savate dans toute sa noblesse.


        Les 30 et 31 mai, les finales du Championnat de France Minimes et Cadets n'ont pas échappé à la règle. Si elles n'ont pas bénéficié de l'immense nef où se jouent les plus grands rendez-vous sportifs de la capitale et l'hexagone, la salle annexe aura été un véritable chaudron, effervescent de jeunes athlètes affamés, d'entraîneurs parfois incandescents et de parents stressés. Un événement rare et intense qui a vu couronné les deux derniers athlètes cadets du Pôle vichyssois encore en lice - le Léger (-63kg) Lionel LAURENT (Tampon SBF, 974) et le Plume (-57kg) Ismet ALTUN (BF Cluses, 74). Trois assauts chacun face à des adversaires émérites. Deux athlètes à la conquête du saint Graal de la jeune Savate, le titre de Champion de France Cadet. Une troisième consécration d'affilée pour ALTUN, coutumier du fait - et la pression peut s'exercer là ; une première chez les cadets pour LAURENT, éliminé en zone l'année précédente. Résultat : deux podiums pour la dernière saison d'existence du Pôle Espoir Vichy. Retour sur ces haletantes finales.


      ALTUN est le premier à entrer en piste. Réfugié dans le mutisme qui est le sien lors des coméptitions importantes, il entame sa première rencontre avec une conviction relative. Les premiers échanges révèlent un ALTUN sur la réserve, prudent même, qui distille les coups à l'économie. En face, l'adversaire tente bien de « pousser » mais semble ne pas vouloir concrétiser. Peut-être la réputation d'Ismet l'a-t'elle précédé? A raison car au fil des reprises, le style du haut savoyard devient plus incisif. Il fait la différence notamment avec ses techniques de jambes à la face avec une précision et une vitesse diaboliques. L'adversaire donnera un sérieux répondant qui rendra difficile la victoire pour le jeune pôle. Il faudra à ce dernier plus qu'un succès au forceps pour impressionner juges et adversaires. Les hommes de coin ne manqueront pas de le lui signifier.


         Pour le second assaut, c'est un tout autre ALTUN qui se produit sur l'enceinte. Cette fois, les premiers échanges tournent en sa faveur. Ismet s'est réveillé et offre au public une boxe léchée et racée. Supérieur en technique, en vitesse et en précision sur l'ensemble des échanges, il prend l'ascendant sur son nordiste d'adversaire. Ce dernier, pugnace et féroce, est bien présent, multipliant les attaques. ALTUN sortira de magnifiques mouvements - fouetté figure en débordement, chassé latéral sauté, revers tournant figure - qui ne trouveront pas l'écho escompté auprès de l'arbitre qui semble l'avoir « pris en grippe ». Arrêtant de manière systématique et intempestive les plus beaux échanges, il prive les jeunes tireurs de leur meilleur match. En moins d'une minute, ALTUN se voit sanctionné de deux avertissements qui le prive à la fois de la victoire, sauf intervention divine, et du titre de champion de France. C'est l'amertume dans le camp du jeune haut savoyard de même que dans celui de son adversaire qui précise que « vu le niveau des deux jeunes et la qualité de l'assaut, l'arbitre n'aurait pas du faire autant de zèle et laissé à ces dernier le soin d'assurer le spectacle! ». Drivé par ses hommes de coin, il poursuit toutefois le travail dans la troisième et dernière reprise. Alors que la fatigue se fait sentir, ALTUN commet l'irréparable - l'accrochage qu'il vient d'effectuer sur la jambe de son adversaire lui vaut l'ultime avertissement, prononçant l'irrévocable disqualifaction. Toutes ses chances de titre et même de seconde place s'envolent en une fraction de seconde car le règlement est clair chez les jeunes: un tireur disqualifié sur un tour des phases finales ne peut devenir ni champion ni vice champion de France. Le sort en est donc jeté! Restera à donner le meilleur de soi le lendemain, dans la dernière rencontre, pour montrer à tous qu'il s'agissait bel et bien d'une erreur. ALTUN, déconfit et déçu, honorera sa parole en balayant littéralement son adversaire. Il obtient le Bronze contre vents et marées. « Ismet n'a rien à regretter car il a fait sa part. Il a appliqué les consignes et a mis en place tout ce qu'on a travaillé durant toute l'année. Il a produit une Savate, pleine de style, esthétique et efficace. Rien à se reprocher. Il a toutes mes félicitations sur ses prestations» confie l'entraîneur.



          Trois assauts séparent également Lionel LAURENT du titre convoité. Pour la première rencontre, il retrouve en Imed DELLI (BC Cussetoi 03), une vieille et talentueuse connaissance. LAURENT avait défait DELLI, sur ses terres, dans un assaut équilibré lors du gala national d'Issoire. Aussi, le Cussetois avait-il promis de prendre sa revanche. Cette phase finale de Championnat de France en est l'occasion idéale. l'épisode s'annonce donc des plus sérieux.


          Pas d'observation donc à l'entame du match. Dès le premier coup de cloche, les jeunes se livrent à un assaut d'une haute qualité, exprimant déjà, malgré leur très jeune carrière, du « métier ». La tension est palpable et aucun ne lâche la bride. Mais au fil des reprises, LAURENT s'installe, appliquant le champ tactique vu et revu à l'entraînement, lui permettant de bloquer les ardeurs de DELLI et de placer ses meilleures mouvements. Plus convaincant et plus appliqué sur l'ensemble des échanges, LAURENT enlève la victoire et gagne le tour suivant avec l'avantage psychologique car sans doute DELLI était-il l'adversaire le plus expérimenté et le plus coriace.

          Pour la deuxième rencontre, l'entraîneur du pôle annonce à sa recrue réunionnaise une consigne stricte et radicale. Le cap '' DELLI'' franchi, LAURENT doit confirmer son statut de potentiel numéro 1. « C'est le deuxième et dernier assaut de la journée. Ton dernier match, c'est demain donc plus d'économie. On en mets pas simplement un cran au-dessus pour gagner mais on  élève le niveau. Il faut montrer à tes adversaires que tu es là pour le titre, rien d'autre! Ils sauront que, pour la finale, demain, tu seras à ton maximum et que tu ne feras aucun cadeau. Là, on met la pression psychologique '' dixit l'entraîneur. Dès les premiers instants, LAURENT applique la stratégie à la lettre. Les coups pleuvent; il cadre, provoque, presse l'adversaire; et toutes les techniques déployées trouvent systématiquement leurs cibles avec une précision redoutable. Redoutable et déconcertante pour l'adversaire du moment qui, malgré quelques sursauts d'orgueil, subit, impuissant. La seconde reprise est du même cru. Lionel accélère et le pressing exercé fragilise son jeune opposant. Il est une véritable « plaie », toujours en mouvement, toujours actif, distribuant les coups sans répit. L'adversaire parvient à peine à s'exprimer et chaque pointe de chaussure qu'il reçoit est un véritable calvaire. La troisième et dernière reprise confirme la supériorité de LAURENT. Le travail de sape et de « harcèlement » a payé. L'adversaire est ''usé '' , désabusé même. Toutefois, il ne rend pas les armes facilement et fait face jusqu'au dernier coup de gong, lançant parfois de dangereuses attaques à la figure. LAURENT remporte une victoire unanime, victoire qui sonne comme un avertissement pour son prochain et dernier adversaire.


          Pour l'ultime rencontre, la pression est importante car, en cas de défaite, l'issue est  sans appel: pas de titre national. En outre, si le jeune réunionnais a impressionné ses pairs la veille, ses hommes de coin savent bien qu'un combat ne fait jamais l'autre et que l'adversaire, en lice lui aussi pour le titre, n'a rien à perdre. C'est donc avec humilité et prudence qu'il faut aborder cette échéance et surtout, avec une motivation et une détermination intactes. LAURENT est briefé : « Tu restes prudent mais surtout, pas d'économie. Tu mets une pression de fou et pas de sentiment! La victoire est là, Yo! A fond jusqu'au bout! »


         Galvanisé par ses précentes victoires et la présence de ses parents, LAURENT ne veut pas laisser s'envoler le titre. Il démarre sur les chapeaux de roue, comptant bien faire la nique à ce dernier adversaire. Mais la bataille s'avère âpre. En effet, celui-ci révèle une boxe atypique, attentiste. Les prises de risque sont minimisées tant et si bien que LAURENT doit prendre toutes les initiatives, une démarche rendue difficle car l'adversaire use et abuse du chassé. A chaque attaque du Réunionnais, il déplie de longs chassés pour le fixer puis romp et attend une nouvelle offensive. Le jeune pôle s'adapte, multiplie les feintes pour perturber et pousser à l'erreur. Il peut alors contourner les chassés ou contrer puis les rapides enchaînements poigs-pieds qui suivent permettent d'engranger les précieux points qui ménent à la victoire. LAURENT prend la première reprise mais rien n'est fait, surtout si l'adversaire conserve sa stratégie. Pourtant, à la seconde reprise, ce dernier tente bien d'inverser la tendance, cherhcant à attaquer pour acculer LAURENT mais, après quelques superbes contre-attaques, il revient à sa stratégie tandis que le jeune socétaire du Tampon poursuit son pressing. L'écart se creuse en sa faveur. Dans la troisième et ultime reprise, l'écart entre les deux tireurs va grandissant, au profit de LAURENT qui voit se rapprocher le titre. Il sait que la victoire est là et conforte son avance en redoublant d'instensité et de rythme. L'adversaire fléchit, subissant des assauts de plus en plus pugnaces. LAURENT ne le lâche pas un seul instant et poursuit son scoring. Les quelques techniques lancées avec succès à la figure enfoncent définitivement le clou. Le gong retentit tandis que le coin exulte; le doute n'est pas permis: Lionel est Champion de France! Il a savamment appliqué les consignes et fait montre d'une détermination et d'une intelligence infaillibles.


          Après seulement une saison en pôle, Lionel LAURENT devient le nouveau Champion de France Cadet chez les Légers (-63kg). Le couronnement d'une année magistrale! Invaincu depuis un an, avec 29 victoires pour une défaite, YO ''l'Acupuncteur'', comme se plaisent à le surnommer ses compagnons du pôle, aura montré qu'il a bien sa place dans le monde de la Savate.


         Affaire à suivre! 

 

 

 

 

Par polesavatevichy - Publié dans : Le Journal du Pôle
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /Juin /2009 12:21

LLOBET VICE CHAMPION DE FRANCE JUNIOR


 

       « Ça n'a pas été un combat facile. Ozkan est un vraiment fort. On voit qu'il a l'habitude des grands rendez-vous. Il était prêt et hyper motivé. Moi, je m'étais bien préparé. Avec Arnaud, on avait travaillé plusieurs stratégies mais je n'ai pas vraiment réussi à les mettre en place comme prévu. Mais pas de regret, j'ai fait le maximum. Ozkan a été le meilleur. Félicitations ! » Voilà donc les premières impressions de LLOBET au lendemain de sa finale face au sociétaire du BF Vandoeuvre (54). Pas une once d'amertume et un réalisme qui l'honore. Reconnaissons que la performance est déjà énorme pour le jeune Catalan. Avec seulement cinq années de pratique, devenir Champion de France Espoir l'année précédente et accéder à la finale France Junior et, surtout, à l'équipe nationale Junior, l'année suivante, il faut avouer que c'est plutôt pas mal ! Et lorsqu'on connaît les qualités et l'expérience de KURYUK dont le palmarès est éloquent, le Catalan peut être fier du résultat. Retour sur le combat.


         Les finales Junior étaient prévues initialement près de Nantes mais de fortes intempéries ont rendu impraticable le lieu de compétitions. Elles seront donc retardées d'un jour et déplacées à Coubertin, qui décidément aura vu se jouer beaucoup de grands rendez-vous cette saison. Si l'historique de cette salle peut impressionner de jeunes tireurs, il n'en est rien pour LLOBET, concentré sur son combat. La pression est ailleurs, dans cette quête du titre, celui-là même qui permettra d'être titulaire en équipe nationale pour représenter la France à Novi Sad en Serbie, lieu des Championnats du Monde du 19 au 21 juin.


         Avec sa toute jeune expérience, LLOBET ne se résout pas à appliquer toutes les stratégies vues et revues à l'entraînement. L'entraîneur du pôle lui avait demandé de n'essayer que s'il les « sentait bien » sur le moment. Pas cette fois... Dès les premiers instants, KURYUK, en champion qu'il est, impose son rythme et sa technique de pieds impeccable. Il durcit immédiatement les échanges sans laisser à LLOBET le temps de s'exprimer pleinement. Ce dernier parvient bien à placer quelques séries de poings comme cela était prévu mais cela manque de conviction et les sorties en pieds sont trop rares. Il cherche bien à placer sa jambe arrière en puissance mais sans préparation, KURYUK anticipe parfaitement pour éviter le coup dur. La différence se fait à l'expérience. Les fouettés de KURYUK, eux, font mouche, stoppant net les ardeurs d'un LLOBET malgré tout entreprenant. L'orgueil parle, sans nul doute. Mais les coups de chaussures répétés au corps font leur office, entamant son physique et annihilant de plus en plus chacune de ses tentatives. KURYUK a le vent en poupe, et avec lui, « le métier », les qualités pugilistiques et l'envie. Il ne concédera aucune des quatre reprises au Catalan qui jettera tout ce qu'il a dans la bataille. Plus précis, plus incisif et surtout, plus fort ce jour-là, KURYUK ravira logiquement la victoire à LLOBET, qui n'aura jamais déposé les armes. Abdullah OZKAN, l'entraîneur de KURYUK, saluera d'ailleurs « le courage et la combativité de Richard qui est un dur au mal. » 
   

          Comme marque de respect également, les mots des cadres techniques présents qui reconnaissent sa pugnacité et son abnégation. « Il n'aura rien lâché, jusqu'au bout ; et cela a été dur ! En plus, il l'a fait avec style ; il est technique et rapide. C'est un beau Vice Champion de France, qui mérite sa place. » Quoi qu'il en soit, Richard demeure fier de ce qu'il a accompli, dépassant humblement la défaite. Il pourra savourer, entre deux épreuves du bac, le regroupement des collectifs France prévu au CREPS de Bourges, du 12 au 14 juin prochain. Elle est là, sa récompense ! Et l'important n'est-il pas tout d'être fier de soi et reconnu par ses pairs ?

Par polesavatevichy - Publié dans : Le Journal du Pôle
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 14:02

LAURENT ET ALTUN EN FINALE

 

 

Nous connaissions déjà un résultat chez les cadets en l’élimination de BENHAMOU en finale zone et c’est avec un grand enthousiasme que nous attendions la qualification des trois derniers cadets du Pôle vichyssois. Samedi 23 mai, alors que se déroulaient les finales Elite à Coubertin, mythique salle parisienne, la ville rose accueillait les derniers tours éliminatoires du Championnat de France Cadet. Et, une fois encore, le Pôle Espoir Savate Vichy s’est parfaitement illustré. Seule ombre au tableau, l’élimination du narbonnais DESSALES qui, malgré tout le cœur mis à l’ouvrage, a subi l’irrévérence du règlement. Retour sur l’événement.

 

ALTUN (74), LAURENT (974) et DESSALES (11) ont tous trois deux assauts à remporter pour accéder enfin à la grande finale. L’étau se resserre et les adversaires fébriles ou malhabiles du début de championnat ont laissé la place aux tireurs affûtés et aguerris, bien décidés à en découdre et gagner leur billet pour le grand événement, surtout face aux jeunes athlètes des pôles.

 

La compétition démarre fort avec un réunionnais déterminé; il se débarrasse de ses deux adversaires, faisant étalage de tout son talent - une mobilité redoutable, une technique à la précision chirurgicale, qui lui a d’ailleurs valu le surnom « d’acupuncteur » auprès de ses pairs, et une intelligence de combat déconcertante, déconcertante pour les adversaires malheureux mais bien heureuse pour tous les membres du BF Tampon, le pôle et la famille LAURENT. Si le premier assaut est remporté non sans une certaine aisance, le second s’avère plus difficile à négocier face à un adversaire accompli et prometteur, Thomas CORRIGER (St Christol-léz-Alès) et LAURENT aura à puiser dans toutes ses ressources pour s’imposer. Ses superbes combinaisons de coups de pieds corps-face et ses accélérations fulgurantes finiront pas triompher de la pugnacité du jeune CORRIGER, qui reconnaîtra que « Lionel est vraiment très fort et en plus, très fair-play ; Il a un super esprit. Il va aller en finale et prendre le titre. En tout cas, il le mérite ! » La qualité de ses prestations lui permettent d’être élu ‘Meilleur Styliste’ de la compétition, titre qu’il ravit à son camarade haut savoyard, ALTUN, également en lice avec un des fameux jumeaux BONNET, reconnus pour leur indéniable sens pugilistique.

 

Ismet ALTUN rivalise bien avec son camarade ‘Yo’ LAURENT en balayant également ses deux adversaires. Bien que lésé dans sa préparation par des blessures récurrentes, ALTUN parvient à s’imposer avec panache et style. Sur toutes les reprises de ses deux rencontres, il ne concède rien, imposant ses impressionnantes techniques aériennes, particulièrement dans d’improbables situations. Un style efficace, explosif et acrobatique mettant à profit chaque opportunité et ravissant le public même le plus difficile.

 

DESSALES sera le malchanceux de l’aventure. S’il remporte nettement son premier assaut, les avertissements dont il écope dans le second viennent ternir sa domination. Alors qu’il mène aux points, les juges font parler la mathématique et rendent une égalité, renvoyant la décision devant le règlement fédéral. Shun DESSALES est ex aequo avec ce même tireur et l’avantage est donné au plus jeune… Le Narbonnais n’est pas celui-là ! Une issue regrettable et rageante lorsqu’on sait qu’il avait toutes ses chances de prendre le titre cette année. Mais, comme le précisent ses entraîneurs, « il ne fallait pas se contenter d’une égalité mais bel et bien enfoncer le clou sans faire de sentiment ; nous savons que Shun est déçu car il sait qu’il pouvait faire cet effort. »

 

50% de réussite donc pour les cadets sur ce dernier tour mais avec la manière. Rendez-vous pour la grande échéance les 30 et 31 mai sur la capitale, le cœur conquérant et le rêve fait d’or ! Que notre souhait soit exaucé ! 

 
 

Par polesavatevichy - Publié dans : Le Journal du Pôle
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 10:03

LE PÔLE ESPOIR VICHY A LA FRITE !

 

         Pendant le pont du 1er mai, la Fédération Belge de Savate organisait son championnat national en version 'OPEN' à Pepinster, près de SPA (Belgique Orientale). Sami TAFIATI (-70kg), Idriss GALAIS (-60kg) et Galaad KOU (-56kg) se sont vus offrir l'opportunité de participer aux finales de ce Championnat. A l'instar d'une soirée de grand standing régie par deux entraîneurs locaux - Roger RAHIER, Pepinster et Gilles DELRUE, Malmedy - l'accueil, l'ambiance et le public ont été parfaits, faisant taire cette rumeur tenace et infondée de querelle Franco-belge. Une compétition, certes, très disputée puisqu'elle élit notamment les tireurs belges qui seront titularisés en équipe nationale pour défendre les couleurs de leur pays aux Championnats du Monde à Novi Sad (Serbie) en juin prochain. Des affrontements tonitruants donc mais dans une ambiance de franche camaraderie, avec le succès français comme récompense ! Retour sur l'aventure wallonne.

        

         L'équipe vichyssoise avait choisi de faire le déplacement la veille afin d'être dans les dispositions les meilleures le jour des combats car pas moins de 8 heures séparent la cité thermale de Pepinster. Après un voyage sans encombre et une nuit reposante, le team prend possession des lieux en fin d'après-midi après la pesée et le contrôle médical d'usage. Le ring est installé dans une salle exigüe, calé contre le mur du fond. Une disposition pour le moins atypique mais chacun sait que les petites salles bondées sont de véritables chaudrons, les spectateurs tout proche pouvant vivre pleinement les combats.

 

         Isolés dans un vestiaire réservé aux Français, le trio prend connaissance du plateau et s'organise. TAFIATI est le premier à entrer en scène et à entendre le bruit des impacts dans les pattes d'ours, il semble déterminé à faire une véritable guerre à son adversaire du jour, KHASSAN, tireur plus épais et plus râblé. A l'appel des tireurs sur l'enceinte, la foule fait monter la pression, acclamant chaleureusement son local. Mais TAFIATI reste concentré ; cette pression semble même le gonfler encore davantage.


         Les premiers échanges ne le font pas mentir. A peine la cloche a-t-elle sonné que 'TAF' prend le centre du ring pour lancer un magnifique chassé bas doublé fouetté figure de la jambe avant qui vient percuter violemment le crâne du Belge. Le ton est donné et le Vichyssois est déterminé à faire mal sur chaque impact. Il déplie ses jambes tentaculaires puis lance des séries de poings qui bousculent KHASSAN. Ce dernier cherche la parade. En vain. 'TAF' frappe dur et juste et, sur un puissant crochet gauche, met le Belge sur les talons. La première reprise est à sens unique et si TAFIATI poursuivait son travail de démolition, le combat pourrait bien être abrégé.

         La seconde reprise démarre comme la précédente ; TAFIATI occupe bien l'espace et assure un pressing de tous les instants. KHASSAN, motivé par ses soigneurs, balance de belles ripostes mais 'TAF' ne concède rien. Il évite bien et durcit les échanges, misant sur d'efficaces enchaînements poings-pieds. Puis, sur un magnifique gauche-droite en ligne, il sèche son adversaire, qui va au sol. Premier compte à huit. Vaillant et piqué dans son orgueil, KHASSAN repart au 'mastic' mais TAFIATI, en confiance, pousse encore plus fort. Et c'est le gong qui sauve le Belge d'un second compte.

         Pour la troisième et ultime reprise, les soigneurs de TAFIATI donnent quelques consignes spécifiques qu'il applique bien. Tantôt il engrange des points sans prendre de risques, tantôt il durcit l'affrontement pour abréger. KHASSAN finira le combat tant bien que mal face à un TAFIATI sous son meilleur jour, incisif et sans concession. Une belle victoire à l'unanimité avec le titre de Champion de Belgique comme récompense, une belle manière de clore une saison difficile et de confirmer son intégration au Pôle France Toulouse.

 

         Idriss GALAIS suit TAFIATI et autant dire que cette victoire lui file un sacré coup de fouet. Il veut reproduire l'exploit et lorsqu'il s'échauffe aux pattes d'ours, chaque impact est un avertissement lancé à l'adversaire DEFRISO. Dans sa nonchalance qui le caractérise, notre GALAIS de Réunionnais traverse la foule toujours acquise à la cause belge. DEFRISO est concentré et semble déterminé à en découdre.


         Les premiers échanges confirment la motivation et la hargne du Belge. Pas de minute d'observation. Il lance de puissants fouettés médians. Mais GALAIS est bien compact et il en faut plus pour l'intimider. Il bloque bien et riposte de plus belle. Le combat promet d'être âpre. A peine quelques secondes qu'il a démarré et déjà, les deux tireurs se font la guerre. Aucun ne veut céder ni laisser du champs à son adversaire. Si DEFRISO semble décidé, GALAIS, c'est certain, ne reculera pas ; c'est son tempérament. Il ne se renie d'ailleurs pas et place un superbe gauche droite à la mâchoire du Belge qui s'écroule comme un patin. Alors que l'arbitre compte, les hommes de coin demande à GALAIS de placer un coup de pied figure. Aussitôt dit aussitôt fait mais DEFRISO, même diminué, évite le coup dur. C'est la pointe de chaussure qui arrive à la pommette, ce qui permet au Réunionnais de s'approcher. Le local essaye bien de résister, tentant désespérément de repousser son agresseur avec des chassés. En vain. GALAIS est bien campé sur ses appuis, résolu à en finir. Après une accélération fulgurante à la face, DEFRISO plie une seconde fois. L'éponge vole au milieu du ring tandis que l'arbitre compte. C'est fini. GALAIS s'impose de manière ex-pé-di-ti-ve en moins de deux minutes ! Une mission accomplie, courte mais accomplie !

 

         C'est enfin au tour de Galaad KOU ; il trépigne d'impatience comme un lion en cage depuis les victoires de ses camarades. Et, après un entracte de vingt minutes, c'est gonflé à bloc qu'il entre sur l'enceinte. En face, le jeune Youri UMEK, relève de l'Equipe Belge. Et, en plus de se produire à domicile, ce dernier bénéficie d'un avantage de poids manifeste - quatre kilos de plus. Mais KOU veut boxer et retrouver ses marques, marques et habitudes qu'il a du laissé de côté malgré lui les cinq semaines d'un stage professionnel dans la restauration.

         La première reprise démarre fort. Poussé par son public, le jeune UMEK fait parler la poudre sans attendre tandis que KOU, comme à sa - mauvaise! - habitude, demeure un peu crispé. Trop écarté et trop à plat, ce dernier n'arrive pas éviter les puissants fouettés bas jambe arrière. Même s'il semble insensible aux impacts, KOU laisse UMEK prendre confiance. Les points filent bêtement. La consigne est simple : presser et boxer de près pour durcir les échanges. KOU peine à appliquer cette stratégie d'autant qu'UMEK bloque efficacement avec son bras et sa jambe arrière. Le coin de KOU s'attendait à pareille situation et confirme qu'il faut maintenir cette pression ; faire déclencher à mi-distance et placer des séries poings-pieds pour démolir. Plus petit, KOU n'a pas le choix. Il doit s'approcher puis miser sur sa vitesse et sa puissance. Cela devrait finir par payer. Cependant, encore approximatif et moins précis, le Vichyssois accuse un petit retard.

         KOU repart de plus belle à la seconde reprise, remotivé par les hommes de coin. Et la stratégie commence à faire son office puisqu'il trouve maintenant quelques cibles, notamment la figure, sur de durs enchaînements de poings. UMEK commence à ressentir les effets du pressing ; il tourne bien mais a du ma à sortir des cordes. ; Moins précis, les quelques tentatives de fouettés figure, bien que dangereuses, manquent cruellement de précision. Mais seul l'arbitre ne le note pas. Puis, sur un bel enchaînement fouetté médian et directs à la face, KOU stoppe net le jeune Belge. L'arbitre arrête, invite le Français à gagner le coin neutre... mais, au lieu de compter UMEK, réajuste son casque !? Qu'à cela ne tienne, KOU tient la solution et poursuit son avancée tandis que les secondes s'égrènent. Puis, sur un coup donné tout juste après le stop de l'arbitre, il écope d'un avertissement. La seconde reprise revient au Belge, ne trahissant pas la mathématique.

         Pour l'ultime reprise, KOU doit chercher le hors combat s'il veut gagner ; et, dès les premiers échanges, il honore sa parole, faisant vivre un véritable calvaire au jeune Belge qui fait les quatre cordes, tentant de repousser tant bien que mal le sociétaire du pôle avec d'approximatifs chassés. Il restera bien dangereux sur de lourds coups de pied figure mais KOU presse toujours plus, appliquant la consigne à la lettre. « Tu t'approches pour cogner durs aux poings et sortir fort en bas. Il faut casser ses appuis. Tu verras, ensuite, tu trouveras des cibles à la face ». La stratégie commence véritablement à payer mais l'homme de loi ne laisse pas les jeunes tireurs s'exprimer. Il arrête presque systématiquement lorsque les échanges de poings durent un peu, avortant KOU dans son enchaînement. Difficile de vivre telle situation d'autant qu'UMEK, orgueilleux et assuré par son avance, refuse de fléchir et lance de beaux directs en contre. Le combat se termine comme il a commencé, dur et intense. Les deux jeunes se sont livrés sans retenue et c'est sans regret que KOU concède la victoire à son homologue.

 

          « Galaad a été plutôt pas mal. Bien mieux, déjà, que la semaine dernière à Mont de Marsan. Moins crispé, plus agressif et plus précis. Il a fait avec ses moyens du moment ; cinq semaines sans entrainement spécifique, c'est vrai que ce n'est pas évident. Et puis, il a accepté de boxer des adversaires de la catégorie supérieure ; ce n'est jamais simple. Même sans victoire, le bilan est positif car il a retrouvé ses marques et l'envie. Il a définitivement passé un cap. Nous sommes plutôt fiers de ça. Bravo ! » précise l'entraîneur du pôle.


          « Youri est un sacré combattant, dur au mal, hargneux et physique, tout ce qu'il faut pour le combat. Moi, je n'ai pas de regret ; j'ai fait le maximum. Félicitations, Youri, victoire méritée ! » conclut KOU, qui rêve de revanche.

Par polesavatevichy - Publié dans : Le Journal du Pôle
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /Mai /2009 14:35

LAURENT, SACRE MEILLEUR STYLISTE

 



          Tandis que COMMARMOND, LLOBET et KOU étaient en compagne dans les landes, LAURENT et BENHAMOU assuraient le spectacle au gala national d'issoire. Et les prestations ont été à la hauteur de l'événement. Si BENHAMOU s'incline une seconde fois face à Imed DELI de Cusset, ce n'est pas sans briller. Après la défaite de leur première rencontre en finale zone, le tireur landais avait à coeur de rectifier le tir et il aura donné du fil à retordre au jeune espoir du Boxing Club Cussetois. Une  défaite à la majorité, non sans panache.

          Quant à LAURENT, il aura assuré le spectacle face au prometteur MOURAILLE de l'US Issoire et n'aura pas usurpé son surnom "d'acupuncteur" que lui prête désormais ses compagnons. Un assaut de très haute qualité dans lequel les deux tireurs ont pu exprimé tout leur talent. Avec une efficacité diabolique et une réussite presqu'insolente dans sa précision et ses techniques aériennes, LAURENT remporte la victoire à la majorité des juges et s'adjuge par la même occasion le trophée du meilleur styliste de la soirée.

 

        Une victoire encourageante à trois semaines des finales Zone, antichambre des finales nationales Cadet et des résultats satisfaisants pour les deux athlètes vichyssois alors qu'ils préparent leur intégration au Pôle France Toulouse pour la saison prochaine.       

Par polesavatevichy - Publié dans : Le Journal du Pôle
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Présentation

Recherche

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus